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PNACC 3 / Troisième Plan national d'adaptation au changement climatique

  • Photo du rédacteur: S. Lemonnier
    S. Lemonnier
  • 31 juil.
  • 13 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Une haie brûlée par un feu de végétation dans un champ le 7 juillet 2026 en Pays de la Loire
Feu de végétation durant la 53e vague de chaleur en Maine-et-Loire - Image Briq -

Le PNACC 3, publié en mars 2025, est le plan français d’adaptation au changement climatique. Il compte 52 mesures et 203 actions principales. Il prépare la France à un réchauffement pouvant atteindre +4 °C en 2100.



Audio cover
Résumé audio du postBriq Formation


L'essentiel sur le PNACC 3


Le PNACC 3 est la feuille de route française pour adapter le pays aux effets désormais inévitables du changement climatique. Ce Troisième Plan national d'adaptation au changement climatique a été publié le 10 mars 2025. Son hypothèse centrale est qu’il faut préparer la France hexagonale à un réchauffement moyen annuel par rapport à l’ère préindustrielle de :


  • +2,0 °C en 2030

  • +2,7 °C en 2050

  • +4,0 °C en 2100

.


Cette trajectoire, appelée TRACC — trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique — doit devenir la référence commune de la planification publique, des normes, des investissements et, progressivement, des décisions économiques privées.


Le plan ne remplace pas les politiques de réduction des émissions. Il considère atténuation et adaptation comme complémentaires : continuer à limiter le réchauffement, tout en préparant les logements, les infrastructures, les services publics, l’économie et les écosystèmes à un climat déjà en transformation.


Le document comporte 52 mesures, déclinées en 203 actions et plus de 300 sous-actions, réparties en cinq grands axes.



Ce nouveau plan d’adaptation n’est pas un renoncement à la poursuite de l’objectif de limitation des émissions de gaz à effet de serre mais bien une stratégie complémentaire. (PNACC 3)

Sommaire




Pourquoi ce plan ?


Le PNACC 3 part du constat que le changement climatique est déjà là.


Il se manifeste déjà par :

  • des vagues de chaleur plus longues et plus intenses ;

  • des sécheresses et des pénuries d’eau ;

  • des inondations et des pluies extrêmes ;

  • des incendies de forêt et de végétation ;

  • l’érosion du littoral et l'élévation du niveau de la mer ;

  • le retrait-gonflement des sols argileux, qui endommage les bâtiments ;

  • des risques sanitaires accrus ;

  • des perturbations de l’agriculture, des forêts, de la pêche et du tourisme ;

  • des pressions nouvelles sur la biodiversité et les écosystèmes.


À +4 °C, ces phénomènes ne se répartiront pas uniformément : le Sud, les montagnes, les littoraux et les territoires ultramarins auront des vulnérabilités très différentes. Le plan insiste donc sur la nécessité de raisonner territoire par territoire, et non à partir d’une solution nationale uniforme.


Le document souligne aussi le coût potentiel de l’inaction : pertes économiques, dégâts immobiliers, baisse de la production agricole, augmentation des dépenses sanitaires et mise en danger de certaines infrastructures ou activités.


Son idée directrice est que l’investissement anticipé dans la résilience coûtera généralement moins cher que la réparation tardive des dommages.



PNACC 3 : 5 axes prioritaires



Infographie Briq expliquant les 5 axes du PNACC-3 ou PNACC 3
Infographie Briq présentant les 5 axes du PNACC 3

1. Protéger la population


Ce premier axe traite des conséquences les plus directes du réchauffement sur les personnes et les biens.


Les principales orientations sont :

  • renforcer la prévention des inondations, des incendies, des risques de montagne et de l’érosion littorale ;

  • améliorer la protection des bâtiments contre le retrait-gonflement des argiles (RGA) ;

  • préserver un système d’assurance contre les catastrophes naturelles accessible sur l’ensemble du territoire ;

  • adapter aux forte chaleurs les logements, les villes et les lieux de travail ;

  • développer le froid renouvelable et les solutions passives de rafraîchissement ;

  • protéger davantage les personnes âgées, malades, précaires, détenues ou particulièrement exposées ;

  • améliorer la surveillance des risques sanitaires, des maladies émergentes et de la qualité de l’air ;

  • utiliser davantage les solutions fondées sur la nature (SFN), comme la végétalisation et la restauration des milieux, pour limiter la chaleur, les ruissellements et les inondations.


L’un des changements importants est que la chaleur n’est plus abordée seulement comme une situation d’urgence ponctuelle. Elle devient un enjeu permanent de conception des logements, des bâtiments publics, des villes et de l’organisation du travail.


Parmi les 52 mesures, Briq a retenu cinq exemples liés au bâtiment, aux territoires, au tourisme, au patrimoine et à la formation.


Mesure spécialement repérée par Briq


Mesure 9

Adapter les logements au risque de fortes chaleurs



Une maison bien adaptée aux fortes chaleurs avec store et volets roulants

Pour le bâtiment, le PNACC-3 marque un changement important : il ne s'agit plus seulement de réduire les consommations d'énergie mais aussi de concevoir et rénover les bâtiments pour résister aux fortes chaleurs et aux autres risques climatiques.



2. Assurer la résilience des territoires, des infrastructures et des services essentiels


Cet axe vise à éviter qu’un événement climatique ne paralyse durablement un territoire ou un service public.


Le plan prévoit notamment :

  • de fournir aux collectivités des données climatiques locales et des diagnostics de vulnérabilité ;

  • d’intégrer progressivement la TRACC dans les documents d’urbanisme et de planification ;

  • d’adapter les normes techniques et les règles de construction au climat futur ;

  • de pérenniser une offre nationale d’ingénierie, appelée Mission Adaptation, pour accompagner les collectivités ;

  • de mieux évaluer les projets financés par l’argent public afin de ne plus soutenir des infrastructures inadaptées au climat futur ;

  • d’adapter les écoles, les crèches, les hôpitaux et les autres services publics ;

  • de renforcer la résilience des transports, des réseaux énergétiques et des communications électroniques ;

  • de poursuivre l’adaptation de la gestion de l’eau dans le prolongement du Plan Eau.


Le message central est qu’une infrastructure construite aujourd’hui peut rester en service plusieurs décennies. Elle doit donc être conçue non pas pour le climat passé mais pour les conditions attendues en 2050 ou en 2100.


Le plan annonce ainsi un changement de doctrine : l’État ne devrait plus financer des projets qui ne démontrent pas leur compatibilité avec le climat futur.



 Mesure spécialement repérée par Briq


Mesure 28

Assurer la continuité de l’enseignement scolaire et de l’accueil des jeunes enfants face au réchauffement climatique


Une école bien fraîche avec stores bannes et arbres dans la cour



3. Adapter l’économie et les activités humaines


Le troisième axe demande aux entreprises et aux filières économiques d’intégrer les risques climatiques dans leurs stratégies.


Il prévoit notamment :

  • l’élaboration de plans ou diagnostics d’adaptation par les entreprises ;

  • l’intégration de critères d’adaptation dans les aides économiques publiques ;

  • la production d’outils et de données permettant aux entreprises d’évaluer leurs risques ;

  • la mobilisation du secteur financier pour financer les investissements de résilience ;

  • l’adaptation du tourisme, notamment en montagne, sur le littoral et dans les régions confrontées à la chaleur ou au manque d’eau ;

  • l’accompagnement de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire ;

  • la diversification des cultures et des modèles de production ;

  • la transformation des pratiques forestières et le choix d’essences adaptées au climat futur ;

  • l’adaptation de la pêche et de l’aquaculture aux changements de température, d’acidité et de répartition des espèces marines.


Le plan ne traite donc pas l’adaptation comme une simple politique environnementale. Il en fait aussi un enjeu de souveraineté alimentaire, économique et énergétique, ainsi que de continuité des chaînes d’approvisionnement.


Une attention particulière est accordée aux secteurs déjà très dépendants du climat : agriculture, forêt, pêche, tourisme et infrastructures.



 Mesure spécialement repérée par Briq


Mesure 35

Accompagner l'adaptation du tourisme


Des touristes qui marchent en montagne en respectant l'environnement



4. Protéger le patrimoine naturel et culturel


Cet axe repose sur l’idée que les milieux naturels ne sont pas seulement des victimes du changement climatique : ils constituent également une partie de la solution.


Le PNACC 3 prévoit :

  • d’améliorer la connaissance de la vulnérabilité des espèces et des écosystèmes ;

  • d’adapter la gestion des espaces protégés ;

  • de restaurer les milieux naturels en tenant compte des conditions climatiques futures ;

  • de préserver les continuités écologiques permettant aux espèces de se déplacer ;

  • de renforcer la résilience des forêts, des zones humides, des littoraux et des milieux marins ;

  • de développer les solutions fondées sur la nature ;

  • de préparer des plans d’adaptation pour les sites culturels, classés ou inscrits au patrimoine mondial particulièrement vulnérables.


Le plan cherche à éviter une conservation figée qui tenterait de maintenir à tout prix les écosystèmes dans leur état historique. Il reconnaît que certains milieux se transformeront et que leur gestion devra évoluer avec le climat.


Mesure 44

Protéger notre patrimoine naturel et culturel des impacts du changement climatique


Un technicien rénove le bâtiment et le protège pour intégrer le risque climatique



5. Mobiliser l’ensemble de la société


Le dernier axe concerne la gouvernance, la recherche, la formation et la participation citoyenne.


Il prévoit notamment :

  • de renforcer la coordination interministérielle ;

  • d’associer davantage les collectivités, les entreprises, les syndicats, les associations et les citoyens ;

  • de soutenir la recherche sur les risques climatiques et les solutions d’adaptation ;

  • de développer la formation des élus, des agents publics et des professionnels ;

  • de poursuivre l’éducation au climat dans l’enseignement scolaire et supérieur ;

  • de mobiliser le service civique écologique et les réserves communales de sécurité civile ;

  • de sensibiliser plus largement la population ;

  • d’explorer l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la modélisation, l’anticipation des risques et l’aide à la décision.


L’objectif affiché dépasse l’exécution des mesures techniques : le gouvernement souhaite créer un « réflexe adaptation », de sorte que toute décision importante — construire, rénover, investir, aménager, produire ou assurer un service — prenne en compte le climat futur.


Mesure 50

Former tous les agents publics aux enjeux de l’adaptation et mobiliser les compétences de l’Etat


Des agents de l'Etat en cours de formation sur l'adaptation au changement climatique


Les principes de mise en œuvre


Une adaptation progressive


Le plan ne cherche pas à déterminer immédiatement et définitivement ce que sera la France en 2100. Il distingue plusieurs horizons :

  • des mesures immédiates ou « sans regret », utiles quelles que soient les incertitudes ;

  • des transformations à engager d’ici 2030 ;

  • des décisions structurantes pour 2050 ;

  • des choix de très long terme pour les investissements ou les écosystèmes dont la durée de vie s’étend jusqu’à 2100.


Le PNACC doit être révisé au moins tous les cinq ans, en fonction de l’évolution du climat, des connaissances scientifiques, des technologies et des retours d’expérience.


Éviter la mal-adaptation


Le document insiste sur la mal-adaptation : une mesure qui réduit un risque à court terme mais en crée ou en aggrave un autre.


Cela peut, par exemple, être :

  • une climatisation trop massive qui augmente la consommation d’énergie et rejette de la chaleur dans la rue ;

  • une digue qui protège un espace mais reporte le risque d’inondation ailleurs ;

  • une plantation d’arbres mal adaptée aux conditions futures ;

  • une construction autorisée dans un secteur appelé à devenir très exposé ;

  • une solution qui protège les populations aisées mais accroît la vulnérabilité des plus pauvres.


Le plan privilégie donc les solutions offrant plusieurs bénéfices à la fois : adaptation, réduction des émissions, protection de la biodiversité et amélioration du cadre de vie.


Une mise en œuvre locale


Le cadre est national mais l’exécution doit être territorialisée. Les collectivités devront définir leurs priorités en fonction de leurs propres risques : chaleur urbaine, manque d’eau, inondations, incendies, recul du littoral, raréfaction de la neige ou cyclones.


Des volets "adaptation" doivent être intégrés aux démarches territoriales de planification écologique, avec un appui méthodologique, technique et scientifique de l’État.


Le cas particulier des Outre-mer


Les territoires ultramarins sont considérés comme particulièrement vulnérables en raison de leur insularité, de leur éloignement, de leur forte biodiversité et de leur exposition combinée aux cyclones, à la chaleur, à la sécheresse, aux pluies intenses et à la montée des eaux.


Toutes les mesures du PNACC ont vocation à les concerner mais plusieurs priorités spécifiques sont identifiées :

  • sécurité de l’approvisionnement en eau ;

  • adaptation des logements à la chaleur ;

  • prévention des cyclones et autres risques naturels ;

  • recul du trait de côte ;

  • résilience de l’agriculture, de la pêche et du tourisme ;

  • protection de la biodiversité ;

  • amélioration des données et projections climatiques locales.


Le document prévoit des stratégies dédiées à chaque territoire ultramarin, plutôt qu’une déclinaison uniforme conçue depuis l’Hexagone.


Gouvernance et suivi


Chaque action est attribuée à une administration ou à un opérateur de l’État. La coordination globale est confiée à la Direction générale de l’énergie et du climat.


Les mesures sont accompagnées d’indicateurs destinés à suivre :

  1. la réalisation concrète des actions ;

  2. le respect des calendriers ;

  3. l’évolution des risques climatiques ;

  4. à terme, l’efficacité réelle des politiques d’adaptation.


Un rapport annuel doit être présenté au Conseil national de la transition écologique puis rendu public.


Financement du plan


Le PNACC 3 peut utiliser plusieurs sources de financement. L’État et les collectivités financent une partie des actions. Des fonds européens peuvent aussi être mobilisés.


Les principaux programmes cités sont :

  • InvestEU, qui soutient les investissements ;

  • Horizon Europe, qui finance la recherche et l’innovation ;

  • LIFE, consacré à l’environnement et au climat ;

  • le Fonds européen de développement régional, ou FEDER ;

  • le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe, pour les transports, l’énergie et le numérique ;

  • le Fonds de solidarité de l’Union européenne, après certaines catastrophes ;

  • les aides de la politique agricole commune et de la politique de la pêche.


Ces financements peuvent servir à réaliser des études, tester des solutions et financer certains travaux.


Les collectivités, les entreprises et les opérateurs publics devront déposer des projets pour obtenir ces aides.


Attention : les montants annoncés pour certains programmes européens ne sont pas réservés au PNACC 3. Ils concernent des politiques européennes plus larges. Une partie seulement pourra financer l’adaptation en France.



Ce qui change réellement avec ce plan


La principale nouveauté n’est pas une mesure isolée mais un changement de cadre de décision.


Infographie Briq pour expliquer les nouveautés du PNACC 3
Infographie Briq qui explique le changement de cadre de décision engagé avec le PNACC 3

Jusqu’ici, beaucoup de politiques publiques raisonnaient à partir du climat historique ou des conditions présentes. Le PNACC 3 demande désormais que les décisions soient examinées à l’aide d’un scénario climatique futur commun.


Concrètement, cela signifie que :

  • les bâtiments doivent être pensés pour des chaleurs beaucoup plus fortes ;

  • les infrastructures doivent résister à des événements plus fréquents ou plus intenses ;

  • les documents d’urbanisme doivent éviter de créer de nouvelles vulnérabilités ;

  • les investissements publics doivent être « testés » au regard du climat futur ;

  • les entreprises doivent examiner leurs sites, fournisseurs, procédés et marchés sous l’angle du risque climatique ;

  • certaines activités devront être transformées, déplacées ou parfois abandonnées lorsqu’elles ne pourront plus être protégées à un coût raisonnable.


Le plan reconnaît ainsi, au moins implicitement, que l’adaptation ne consiste pas à tout conserver partout à l’identique. Elle suppose des choix collectifs sur ce qu’il faut protéger, transformer, déplacer ou renoncer à maintenir.



Appréciation générale du PNACC 3


Les points forts


Le PNACC 3 présente plusieurs avancées importantes :

  • une hypothèse climatique nationale claire et commune ;

  • une vision couvrant presque tous les secteurs de la société ;

  • une reconnaissance des inégalités sociales et territoriales face au climat ;

  • l’intégration de l’adaptation dans la planification, les normes et les financements publics ;

  • une attention explicite portée à la mal-adaptation ;

  • une articulation entre climat, biodiversité et solutions fondées sur la nature ;

  • un suivi annuel et une révision périodique.


Les principales limites ou incertitudes du PNACC 3


Le document est très riche en intentions, diagnostics, études et dispositifs à construire mais l’efficacité réelle dépendra principalement :

  • des financements effectivement mobilisés ;

  • du caractère contraignant ou non des nouvelles règles ;

  • de la capacité technique des petites collectivités ;

  • de la rapidité de révision des normes et documents d’urbanisme ;

  • de la coordination entre ministères ;

  • de la manière dont seront arbitrés les conflits entre adaptation, logement, agriculture, développement économique et finances publiques ;

  • de l’évaluation des résultats réels, et pas seulement du nombre d’actions engagées.


La réussite du plan dépendra des budgets nationaux, locaux et européens réellement mobilisés. Elle dépendra aussi de la capacité des collectivités à préparer des projets et à obtenir les financements disponibles.


L’avis du Haut conseil pour le climat


Le Haut conseil pour le climat considère le PNACC-3 comme une étape importante mais encore insuffisante. Il estime que la France n’est pas encore prête à faire face aux impacts du changement climatique. Il demande notamment des financements pluriannuels, une gouvernance renforcée et une meilleure évaluation des résultats.


Le plan donne donc une architecture nationale solide. Toutefois une part importante du travail opérationnel reste à réaliser dans les textes réglementaires, les budgets, les collectivités et les filières économiques.



Où en est le PNACC-3 en 2026 ?


Selon le bilan publié le 17 juin 2026, 85 % des sous-actions sont engagées :

  • 9 % sont réalisées

  • 76 % sont en cours

  • 15 % restent à lancer


Ce bilan montre que la majorité des actions ont commencé mais qu’une faible part seulement est totalement achevée.


Conclusion


Le PNACC 3 cherche à faire passer la France d’une gestion ponctuelle des catastrophes à une planification systématique de la vie du pays dans un climat pouvant atteindre +4 °C, en modifiant progressivement la manière de construire, d’aménager, d’investir, de produire, de protéger la population et de gérer les écosystèmes.

 


Questions fréquentes sur le PNACC-3


Qu’est-ce que le PNACC-3 ?

Le PNACC-3 est le troisième Plan national d’adaptation au changement climatique. Il prépare la France aux effets du réchauffement sur la population, les territoires, l’économie et les milieux naturels.


Combien de mesures contient le PNACC-3 ?

Le plan contient 52 mesures, déclinées en 203 actions. Leur suivi opérationnel repose sur plus de 300 sous-actions.


Qu’étaient les PNACC-1 et PNACC-2 ?

Le PNACC-1, mis en oeuvre de 2011 à 2015, a été le premier plan français consacré à l’adaptation au changement climatique. Le PNACC-2, adopté en 2018 pour la période 2018-2022, a poursuivi ce travail en renforçant l’action des territoires et des différents secteurs économiques.


Quelle différence entre le PNACC-3 et les deux plans précédents ?

Le PNACC-3 va plus loin en utilisant une trajectoire commune de réchauffement, la TRACC. Il prépare la France à un réchauffement pouvant atteindre +4 °C en 2100. Il cherche aussi à intégrer l’adaptation dans les normes, les investissements publics, les bâtiments, les infrastructures et les activités économiques.


Pourquoi la France se prépare-t-elle à un réchauffement de +4 °C ?

Le PNACC-3 s’appuie sur la TRACC, une trajectoire nationale de référence. Elle fixe les mêmes hypothèses de réchauffement pour l’État, les collectivités, les entreprises et les acteurs de l’aménagement. Elle prévoit, pour la France hexagonale, un réchauffement moyen pouvant atteindre +4 °C en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle.


Quelle est la différence entre adaptation et atténuation ?

L’atténuation vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’adaptation vise à limiter les dommages liés au changement climatique. Les deux démarches sont complémentaires.


Quel est le lien entre le GIEC, les COP et le PNACC-3 ?

Le GIEC fournit les connaissances scientifiques sur le changement climatique et ses impacts. Les COP réunissent les États pour fixer des objectifs internationaux, comme ceux de l’Accord de Paris. Le PNACC-3 traduit ces connaissances et ces engagements en actions d’adaptation pour la France.



Ressources






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